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Les Pyrénées-Orientales 1880-1914 : crises économiques et émigrations en Terre d'Islam, Turquie et Algérie / Anne Besnier-Desportes ; sous la direction de Jean-Marcel Goger

Type : LivreGenre : Mémoire ou thèseAuteur: BESNIER-DESPORTES, AnneAuteur: Université de PerpignanEditeur : [S.l.] : [s.n.] , 2013Description matérielle : 2 vol. (648 f.) ; 30 cmRésumé : Résumé : Entre 1850 et 1878, les Pyrénées-Orientales sont dans une phase de prospérité grâce à la remarquable réussite de la viticulture. En février 1878 le phylloxéra attaque les vignes pradéennes et s'étend à l'ensemble du département : directement ou indirectement tous les secteurs de l'économie « roussillonnaise » basculent, le chômage augmente, la misère se généralise. L'émigration, hors de France, devient une solution à la précarité. Ce n'est pas un phénomène socialement homogène. De grands propriétaires exportent leurs capitaux, saisissant, dès 1881, l'opportunité de sauver leurs biens et de s'enrichir en Turquie où ils créent une société fondée sur l'actionnariat : la Société Viticole d'Omourdja et d'Erégli. Les premiers Roussillonnais partent en 1882 mettre en valeur ce domaine turc. Le rapport de 1882 est satisfaisant. Mais en 1886, la véritable situation est dévoilée par Léonce Tourel qui tente de la redresser mais ne peut empêcher la dissolution de la société en 1890. Les autres candidats, modestes ou indigents, attendent le milieu des années 1880 pour décider d'émigrer en Algérie, bénéficiant des avantages offerts par l'État et de la proximité de Port-Vendres. Ce mouvement ne se fait pas par vagues massives et s'étale dans le temps et dans l'espace, mais il peut toucher des familles entières et être marqué par une solidarité de clocher. Les sources principales, les demandes de passages gratuits et les listes électorales, mettent en évidence deux catégories d'émigrés roussillonnais : les uns voient dans ce choix de départ définitif une renaissance, les autres le vivent comme une contrainte et le considèrent comme un exil, dont il sera, un jour, possible de revenir. - Présentation EditeurNote sur les bibliographies et les index présents dans le document : Bilbiogr. p. 244-302.Note de thèse : Thèse de doctorat : Histoire contemporaine : Perpignan : 2013Sujet - Nom commun : émigration et immigration | secteur d'activité : agriculture | vie économique | vie politique | français -- population Sujet - Nom géographique : Pyrénées-Orientales (66) -- département | Algérie -- pays | Turquie -- Pays Dewey : 325.244Plan de classement : : 2 Émigrer | 2A Les migrations
Type de document Site actuel Cote Statut Notes Date de retour prévue Réservations
Consultable sur place Consultable sur place Fonds général 2A 325.244 BES (Parcourir l'étagère) Exclu du prêt Volume 1
Consultable sur place Consultable sur place Fonds général 2A 325.244 BES (Parcourir l'étagère) Exclu du prêt Volume 2
Réservations : 0

Bilbiogr. p. 244-302

Thèse de doctorat : Histoire contemporaine : Perpignan : 2013

Résumé Entre 1850 et 1878, les Pyrénées-Orientales sont dans une phase de prospérité grâce à la remarquable réussite de la viticulture. En février 1878 le phylloxéra attaque les vignes pradéennes et s'étend à l'ensemble du département : directement ou indirectement tous les secteurs de l'économie « roussillonnaise » basculent, le chômage augmente, la misère se généralise. L'émigration, hors de France, devient une solution à la précarité. Ce n'est pas un phénomène socialement homogène. De grands propriétaires exportent leurs capitaux, saisissant, dès 1881, l'opportunité de sauver leurs biens et de s'enrichir en Turquie où ils créent une société fondée sur l'actionnariat : la Société Viticole d'Omourdja et d'Erégli. Les premiers Roussillonnais partent en 1882 mettre en valeur ce domaine turc. Le rapport de 1882 est satisfaisant. Mais en 1886, la véritable situation est dévoilée par Léonce Tourel qui tente de la redresser mais ne peut empêcher la dissolution de la société en 1890. Les autres candidats, modestes ou indigents, attendent le milieu des années 1880 pour décider d'émigrer en Algérie, bénéficiant des avantages offerts par l'État et de la proximité de Port-Vendres. Ce mouvement ne se fait pas par vagues massives et s'étale dans le temps et dans l'espace, mais il peut toucher des familles entières et être marqué par une solidarité de clocher. Les sources principales, les demandes de passages gratuits et les listes électorales, mettent en évidence deux catégories d'émigrés roussillonnais : les uns voient dans ce choix de départ définitif une renaissance, les autres le vivent comme une contrainte et le considèrent comme un exil, dont il sera, un jour, possible de revenir. - Présentation Editeur

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