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Dessine-moi un coq

Type : LivreGenre : NouvellesAuteur: ZARIAB, SpôjmaïEditeur : La Tour-d'Aigues : Ed. de l'Aube , 2005Collection : PocheDescription matérielle : 1 vol. (98 p.) : couv. ill. ; 17 cmISBN : 9782752600790.Résumé : Résumé : Un recueil de sept nouvelles, inspirées de l'enfance de l'écrivaine, quand elle vivait à Kaboul dans les années soixante. Sept nouvelles où les bonheurs et les souffrances provoqués par l'exil sont minutieusement décrits. "Il y a une mélancolie sourde teintée d'un espoir tissé d'attente qui habite l'univers de Spôjmaï Zariâb. Son écriture, si pure, si simple, parvient à atteindre l'essentiel : l'innocence et la force de l'enfance, la dignité des mères, la nécessaire révolte de celles et de ceux qui ne plient pas devant la menace du totalitarisme. Ce recueil de nouvelles parle d'une terre natale à jamais perdue, d'une langue qui construit à tout jamais l'identité, d'odeurs, de lumières, d'un tissu sensoriel qui dès l'aube de l'enfance, composent l'habitacle de chacun d'entre nous. Spôjmaï Zariâb a eu le courage de recommencer sa vie ici, en France, sans pour autant renier son appartenance à son pays natal, l'Afghanistan." - Laure Adler Spôjmaï Zariâb, née en 1949 à Kaboul, a fui l'Afghanistan en 1991 pour s'exiler en France. Parlant de l'exil, elle dit dans un entretien croisé avec Atiq Rahimi, également écrivain afghan en exil : "Vivre loin de mon pays est toujours une expérience très dure pour moi. Pour nous Afghans, l'exil est un concept nouveau. (...) Pour comprendre combien cette expérience a marqué les esprits, il suffit de lire la poésie afghane contemporaine. Eparpillés dans le monde entier, les poètes afghans d'aujourd'hui chantent le deuil et la séparation. On est loin de la littérature classique qui célébrait la joie, l'esprit de la fête, le culte du présent et l'amour" (www.diplomatie.gouv.fr)Extrait : p. 47 : "Dans cette ville de France où je poursuivis mes études, évidemment personne ne parlait persan. Cela faisait déjà plusieurs mois que je n'avais adressé la parole à qui que ce soit dans ma langue et j'en éprouvais un manque terrible. Au point d'avoir envie parfois de m'asseoir dans ma chambre et de bavarder toute seule à haute voix! Mais je craignais d'en faire une habitude. Une habitude agaçante. Il m'arrivait en me promenant, de croiser des passants qui parlent tout seuls en faisant de grands gestes et je les trouvais tellement pitoyables. Voilà pourquoi je ne me décidais pas à parler toute seule. Néanmoins, entendre prononcer sans cesse d'autres langues m'irritait. En descendant ou en remontant l'escalier de mon immeuble, je faisais bien attention à ne pas regarder les noms inscrits sur les portes en caractères latins."Note : Aube (L'), 2005, 98 p.Sujet - Nom commun : enfance | femme | langue | identité | Afghans -- population Sujet - Nom géographique : Afghanistan -- pays | Kaboul -- commune Dewey : 891.5
Type de document Site actuel Cote Statut Date de retour prévue Réservations
Empruntable Empruntable Fonds littéraire ZAR R (Parcourir l'étagère) Disponible
Réservations : 0

Aube (L'), 2005, 98 p.

Résumé Un recueil de sept nouvelles, inspirées de l'enfance de l'écrivaine, quand elle vivait à Kaboul dans les années soixante. Sept nouvelles où les bonheurs et les souffrances provoqués par l'exil sont minutieusement décrits.
"Il y a une mélancolie sourde teintée d'un espoir tissé d'attente qui habite l'univers de Spôjmaï Zariâb.
Son écriture, si pure, si simple, parvient à atteindre l'essentiel : l'innocence et la force de l'enfance, la dignité des mères, la nécessaire révolte de celles et de ceux qui ne plient pas devant la menace du totalitarisme. Ce recueil de nouvelles parle d'une terre natale à jamais perdue, d'une langue qui construit à tout jamais l'identité, d'odeurs, de lumières, d'un tissu sensoriel qui dès l'aube de l'enfance, composent l'habitacle de chacun d'entre nous.
Spôjmaï Zariâb a eu le courage de recommencer sa vie ici, en France, sans pour autant renier son appartenance à son pays natal, l'Afghanistan." - Laure Adler
Spôjmaï Zariâb, née en 1949 à Kaboul, a fui l'Afghanistan en 1991 pour s'exiler en France. Parlant de l'exil, elle dit dans un entretien croisé avec Atiq Rahimi, également écrivain afghan en exil : "Vivre loin de mon pays est toujours une expérience très dure pour moi. Pour nous Afghans, l'exil est un concept nouveau. (...) Pour comprendre combien cette expérience a marqué les esprits, il suffit de lire la poésie afghane contemporaine. Eparpillés dans le monde entier, les poètes afghans d'aujourd'hui chantent le deuil et la séparation. On est loin de la littérature classique qui célébrait la joie, l'esprit de la fête, le culte du présent et l'amour" (www.diplomatie.gouv.fr)

Extrait p. 47 : "Dans cette ville de France où je poursuivis mes études, évidemment personne ne parlait persan. Cela faisait déjà plusieurs mois que je n'avais adressé la parole à qui que ce soit dans ma langue et j'en éprouvais un manque terrible. Au point d'avoir envie parfois de m'asseoir dans ma chambre et de bavarder toute seule à haute voix! Mais je craignais d'en faire une habitude. Une habitude agaçante. Il m'arrivait en me promenant, de croiser des passants qui parlent tout seuls en faisant de grands gestes et je les trouvais tellement pitoyables. Voilà pourquoi je ne me décidais pas à parler toute seule. Néanmoins, entendre prononcer sans cesse d'autres langues m'irritait. En descendant ou en remontant l'escalier de mon immeuble, je faisais bien attention à ne pas regarder les noms inscrits sur les portes en caractères latins."

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