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La formation comme élément des politiques de retour / Lalla Boustani

Type : LivreGenre : Mémoire ou thèseAuteur: BOUSTANI, LallaAuteur: Université Paris 10 (Nanterre), UER de Sciences juridiquesEditeur : [S.l.] : [s.n.] , 1986Description matérielle : 429 p. ; 30 cmRésumé : Résumé : La crise économique, l'accroissement du chômage ont conduit les pays industrialisés à développer des politiques dont l'objectif est de réduire le nombre des immigrés. La philosophie de ces "politiques de retour" tend a encourager un retour promotionnel des migrants désireux de se réinsérer dans leur société d'origine. De toutes les incitations, la plus valorisante demeure la formation professionnelle : elle doit fournir aux industries naissantes des pays en développement des travailleurs qualifiés, travailleurs dont ces pays ont un besoin absolu. Or les migrants peuvent répondre à ces besoins après valorisation de leur expérience et l'acquisition de qualifications professionnelles au cours de leur exil migratoire. Il s'agit de faire du travailleur migrant un "agent du développement". La politique française en ce domaine est cependant marquée par les échecs spectaculaires des accords conclus avec l'Algérie et le Sénégal, échecs engendrés par l'ambiguïté des objectifs poursuivis et les moyens de pression utilisés. Des lors, la formation réinsertion est-elle condamnée à rester un simple discours idéologique ? Certaines expériences internationales tendent à démontrer le contraire. Le modèle turc de réintégration des émigrés tente de lier les épargnes (investis dans des sociétés de travailleurs) et les compétences acquises par les migrants. L'expérience néerlandaise repose sur le réalisme des petits projets entrepris qui utilisent et les capacités locales et celles des migrants pour parvenir au développement d'unités artisanales dans les zones d'émigration. L'accord RDA Algérie démontre enfin que seule une formation de longue durée permet l'acquisition réelle d'une qualification et d'une expérience professionnelles. Au delà de ces enseignements, nous estimons que des actions de formation-réinsertion ne peuvent être efficacement entreprises que si au préalable le migrant a suivi des actions de formation générale et professionnelle des le début de son exil migratoire lui permettant ainsi de s'insérer dans la société d'accueil et d'envisager éventuellement sa réinsertion productive. Présentation auteurNote : Copygraphic, 1986, 429 p.Note de thèse : - Thèse de doctorat, Droit privé, 1986 - Paris 10Sujet - Nom commun : projet de retour | formation retour | émigration et immigration Dewey : 304.8Plan de classement : : 6 Ici et là-bas | 6B Liens avec les pays d’origine
Type de document Site actuel Cote Statut Date de retour prévue Réservations
Consultable sur place Consultable sur place Fonds général 6B 304.8 LAL (Parcourir l'étagère) Exclu du prêt
Réservations : 0

Copygraphic, 1986, 429 p.

Thèse de doctorat Droit privé 1986 Paris 10

Résumé La crise économique, l'accroissement du chômage ont conduit les pays industrialisés à développer des politiques dont l'objectif est de réduire le nombre des immigrés. La philosophie de ces "politiques de retour" tend a encourager un retour promotionnel des migrants désireux de se réinsérer dans leur société d'origine. De toutes les incitations, la plus valorisante demeure la formation professionnelle : elle doit fournir aux industries naissantes des pays en développement des travailleurs qualifiés, travailleurs dont ces pays ont un besoin absolu. Or les migrants peuvent répondre à ces besoins après valorisation de leur expérience et l'acquisition de qualifications professionnelles au cours de leur exil migratoire. Il s'agit de faire du travailleur migrant un "agent du développement". La politique française en ce domaine est cependant marquée par les échecs spectaculaires des accords conclus avec l'Algérie et le Sénégal, échecs engendrés par l'ambiguïté des objectifs poursuivis et les moyens de pression utilisés. Des lors, la formation réinsertion est-elle condamnée à rester un simple discours idéologique ? Certaines expériences internationales tendent à démontrer le contraire. Le modèle turc de réintégration des émigrés tente de lier les épargnes (investis dans des sociétés de travailleurs) et les compétences acquises par les migrants. L'expérience néerlandaise repose sur le réalisme des petits projets entrepris qui utilisent et les capacités locales et celles des migrants pour parvenir au développement d'unités artisanales dans les zones d'émigration. L'accord RDA Algérie démontre enfin que seule une formation de longue durée permet l'acquisition réelle d'une qualification et d'une expérience professionnelles. Au delà de ces enseignements, nous estimons que des actions de formation-réinsertion ne peuvent être efficacement entreprises que si au préalable le migrant a suivi des actions de formation générale et professionnelle des le début de son exil migratoire lui permettant ainsi de s'insérer dans la société d'accueil et d'envisager éventuellement sa réinsertion productive. Présentation auteur

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